Le PASS CONTRACEPTION, une rustine …
Par Jean-Eudes Tesson le jeudi, mai 5 2011, 09:15 - Générale - Lien permanent
Le soutien du Ministre de l’Education Nationale à la mise en place du PASS CONTRACEPTION par la Région Ile de France, ouvre une voie royale à un dispositif qui tente de se justifier par le développement du nombre des grossesses d’adolescentes et corrélativement de celui des interruptions volontaires de grossesses chez les mineures.
Les chiffres sont en effet préoccupants et il est urgent d’agir. Ceux qui insistent sur la nécessité d’un tel dispositif entérinent de facto l’échec de la façon dont est appliquée notre politique nationale (circulaire n° 2003-027 du Code de l’éducation), qui a rendu les séances d'Education Affective, Relationnelle et Sexuelle en milieu scolaire obligatoires.
Alors que ce texte insiste sur l’importance d’aborder ces questions avec les jeunes dans toutes les dimensions de la personne, ces fondements mêmes sont souvent abandonnés au profit d’une approche purement « hygiéniste », sans ambition. Ceci, bien souvent, par manque de moyens financiers accordés aux associations en mesure de faire intervenir des professionnels formés, éducateurs à la vie ou conseillers conjugaux et familiaux. Le retard pris est considérable.
Pourtant il s’agit d’un véritable enjeu de société, en lien avec les difficultés croissantes des familles à jouer leur rôle de premier lieu d’intégration sociale, permettant aux jeunes de devenir autonomes, responsables, capables de relations harmonieuses et par conséquent acteurs dans la société.
Le PASS CONTRACEPTION répond peut-être à des préoccupations louables, mais présente quelques risques :
• Banaliser l’acte sexuel. Dans « relation sexuelle », il y a d’abord le mot relation. Dans l’approche «hygiéniste » de la sexualité une part importante de l’être humain semble oubliée au profit de la seule dimension physique et en particulier de la santé. Il est primordial d’aider les jeunes à prendre soin de leur bien-être affectif, de leur santé et de leur capacité d’être en relation avec les autres en tant que sujet.
• Disqualification des parents : La distribution des PASS CONTRACEPTION peut affranchir certains parents, tentés de démissionner de leur responsabilité d’éducateurs. Il est important qu’ils se sentent concernés et en responsabilité d’éducateurs légitimes, en gardant à l’esprit le respect de l’intimité de leurs enfants.
Le PASS CONTRACEPTION risque de freiner la mise en place d’une action en profondeur, qui ne pourra s’affranchir d’une aide apportée aux parents et aux adultes en responsabilité de jeunes dans leur difficile mission. C’est une question d’ambition de notre société pour ses jeunes, pour qu’ils puissent accéder à une sexualité développant leur capacité d’aimer et de respecter eux-mêmes et les autres.
Peut-être faut-il en passer par le PASS CONTRACEPTION, mais ne renonçons pas à aider nos enfants à donner du sens à leurs actes. Nos rencontres avec les jeunes nous prouvent que même s’ils sont bien souvent soumis à leurs pulsions, ils y aspirent au plus profond d’eux-mêmes
Jean-Eudes TESSON, marié, père de 5 enfants, est dirigeant d’entreprise, Conseiller Conjugal et Familial et Président du CLER Amour et Famille, membre du bureau de la commission respect de l’Homme du MEDEF et membre de l’Observatoire de la parité Hommes/Femmes.
Commentaires
Bonjour,
Le texte qui suit, s'il est dit dans la paroisse, s'adresse en premier lieu à ceux qui n'en sont pas.
J'ai commencé une étude sur les sujets de l'avortement, de la contraception, etc. je me suis arrêté car je suis hors de la volonté de comprendre un monde qui va dans un NON-SENS.
Veuillez aller voir sur le site de l'INED les statistiques des IVG. Vous y comprendrez toute la pensée de collectes et de restitutions des chiffres. Ils y parlent, transmettent, des médecins jusqu'aux statisticiens et je dirais même jusqu'aux lecteurs car nous approuvons, nous ne les dénonçons pas ou plus :
"nombre d'Avortements pour 100 naissances vivantes" au lieu de penser, de dire et d'écrire "nombre de Naissances pour 100 avortements".
Le but de l'existence humaine est-il de comptabiliser les morts ou de se réjouir de toute nouvelle naissance ?
"Laissez les morts enterrer les morts" ...
… Alors nous irons compter les rustines de nos enfants comme s'il s'agissait pour nous de stocker tous les sparadraps des blessures qu'ils auront eu à avancer au devant des risques !
Je préfère garder les images où ils sourient et rient.
Je reviendrai vers vous quand mon courroux se sera apaisé.
A Laure : non, notre message n'est pas mal formulé : c'est votre témoignage personnel et certainement beaucoup vous rejoindraient : je pense justement que vous êtes dans la droite ligne de ce débat en Eglise où des opinions et expériences contrastées peuvent s'écouter. Je vous remercie pour ma part de la vérité personnelle, que vous dites encore douloureuse, de votre expérience : je suis confiante que vous trouverez les dialogues et l'écoute, y compris en Eglise, pour guérir vos blessures. L'Esprit consolateur entend votre cri : nous, les femmes, vivons aussi le rapport à la sexualité de manière très globale souvent, d'où les premières expériences mettent parfois du temps à s'intégrer, à s'apaiser. Le pardon de Jésus peut nous faire découvrir dans nos blessures de vie elles-mêmes ce qui peut accueillir sa Vie de Ressuscité (Jésus ne montre-t-il pas ses mains, ses pieds et son côté ouvert à Thomas ?)... Remettre nos vies concrètes à l'Esprit pour qu'il les traverse, rencontrer des disciples pouvant nous écouter et nous dire une parole de Consolation : le chemin que je vous souhaite. Merci de votre témoignage, tout à fait dans la ligne du débat : un partage d'expériences et pas seulement d'idées (les 2 sont complémentaires)
N'ayant que 25 ans et ayant effectué ma scolarité dans l'école publique, j'ai subi l' "éducation sexuelle" (car c'est ainsi qu'elle était nommée) du planning. j'en ai vu et subi les dégâts. Être soi même pratiquant ne protège pas, à cet âge, des dégâts. je ne m’étendrai pas sur les détails, n’étant pas suffisamment en paix encore avec ce sujet qui pourtant remonte maintenant à des années... Mais par pitié, il faut que l’Église continue à faire entendre une voix forte et surtout constante dans ses débats. Ne serait ce que pour permette à ceux qui s'enfonce dans des impasses en s'y sentant mal et en ayant l'impression QU'ILS SONT ANORMAUX DE NE PAS Y TROUVER LEUR BONHEUR qu'ils ne sont pas totalement fous...
Il est faux de dire que le message de l’Église ne passe pas auprès des jeunes. les ondes sont brouillées par les médias, le contexte, la pression d'une culture qui, quelque part, prend cette génération pour des idiots. Mais quand le message arrive complet vers ses destinataires, il passe, et même très bien.
Parents qui avez la chance que vos enfants soient confiés au CLER, aidez les à se battre pour garder leur identité: c'est capital qu'il reste quelques jeunes qui en bénéficient, et ils ne pourront continuer à nager contre le courant que s'ils ne sont pas trop isolés...
Pardon pour ce message long et mal formulé, l'heure tardive est mauvaise conseillère.
Je préfère la contraception à l'avortement !
Moi j'ai choisi la contraception dans mon couple (nous sommes mariés et n'avons du coup que trois enfants). C'est un choix, j'ai dis non à l'Eglise sur cette position là.
Laissons les jeunes avoir le choix, et ne leur jetons pas la pierre (sinon nous pourrions aussi nous séparer de tous les professeurs pratiquant la contraception dans nos écoles privées, non !!!??).
Je voudrai revenir sur le commentaire de Guy Legrand. En aucun cas, Dieu n'est faible. Il est toute puissance et force y compris dans le monde. En revanche, il est vrai que Dieu laisse l'homme libre et que dès lors l'homme exerce sa liberté parfois sans se soucier de Dieu et sans se soucier de l'Eglise de Dieu, la sainte Eglise catholique. Pourtant, il est un fait qu'accepter de violer ouvertement tout ensemble l'Evangile et la Doctrine en distribuant ses objets dans les établissements catholiques à l'instar du monde, dans une folie vraisemblablement de sécularisation toujours plus poussée, ce serait rompre les promesses de notre baptême et ce serait démissionner. Dieu vomit les tièdes. l'amour de Dieu est infini, puisse notre amour pour lui et pour le prochain tendre vers celui de notre Créateur pour nous. Notre Seigneur Jésus-Christ n'est pas mort sur la Croix en vain!!!! pourquoi devrions nous accepter de nous faire médiocres et résignés alors qu'il s'agit au contraire d'apporter le Beau, le Bien et le Vrai au monde. Plutôt que d’accepter de distribuer ces choses dans un établissement catholique, il faudrait œuvrer pour que ça ne se fasse pas dans les établissement publics. Pour que l'amour véritable retrouve sa place et que le respect mutuel de chacun pour l'autre et pour lui-même, âme et corps, reprenne le dessus et invite à l'abstinence et la fidélité. Nous ne devons pas nous faire hérauts du monde et de ses dérives mais nous devons être les témoins zélés de l'Amour véritable, de la Folie de l'Amour. Alors nous nous montrerons dignes du Christ, en fidélité à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie et en communion avec Son Epouse, la sainte Eglise catholique.
Là sont notre dignité et notre liberté de fils adoptif de Dieu, là est notre apostolat pour le monde, là est notre honneur et notre gloire, Jésus-Christ Ressuscité pour nous sauver.
Ce qui me sépare de la position de Jean Eude Tesson ce n'est pas l'objectif de transmettre à nos enfants, de manière crédible un idéal de vie ou la sexualité adulte et responsable résulte d'une orientation volontaire de nos pulsions dans le sens de la vie, c'est à dire dans le cadre d'une relation unique ou l'affectif et le sexuel sont indissolublement liés de la manière la plus harmonieuse et la plus durable possible .Ce qui me sépare de sa position, c'est sa méthode qui fait semblant de croire pour des raisons idéologiques que l'Etat s'en prend au rôle éducatif des familles ,il sait très bien que ce n'est pas la réalité. Ce qui me sépare de J E Tesson c'est qu'à l'instar de la hiérarchie catholique il n'accepte pas ce scandale que Dieu soit faible dans le monde, que l'Eglise ,pour témoigner vraiment de l'Evangile, doive renoncer à sa capacité d'influence dans la société, En effet la véritable morale chrétienne n'est pas une règle imposée de l'extérieur car qu'elle ne peut naitre qu'en chaque conscience au sein d'une liberté : c'est cela notre responsabilité d'éducateur et de parents chrétiens. Ce n'est pas en se résignant à n'être que le haut parleur des peurs et des principes qu'on éduque à la véritable responsabilité. Enfin la position qui consiste à refuser de distribuer le pass contraception dans les établissements catholiques n'est ni responsable ni courageuse car elle transfère la responsabilité et le fardeau de la prise en charge de ces situations à risque à d'autres et notamment à la puissance publique dont dans le même temps on critique l'action. N'est ce pas pour le moins incohérent? Refuser de prendre sa part du fardeau pour garder les mains propres est aussi le nom de la démission." Mais enfin d'un bout à l'autre de l'Evangile, on ne condamne qu'une seule race d'hommes: ceux qui subordonnent les hommes vivants aux principes " ( in l'Exode de Jean Sulivan page 123 ) Ce qui me sépare de la position de l église institution parfaitement relayée par J E Tesson c'est que je ne crois pas que l'Evangile puisse se réduire à n'être qu'une parole arrangée pour le marché des convictions.
Je voudrais vous faire part de l’un des passages trouvés dans un livre, intitulé « Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? » ( Christiane Singer, Livre de poche, 2001), et qui me parait tout à fait en rapport avec le thème et les commentaires de ce billet :
… La frénésie mise à tout dégrader s’attaque d’abord aux corps. Le pire est peut-être l’habitude dans laquelle lentement nous glissons de tolérer en paroles et en images cette profanation des corps. Partout règne ce discours qui mécanise, légifère, fiche, répertorie, catégorise …
Une autre parole fait œuvre de destruction : le discours hygiénique et pseudo-scientifique qui transforme du vivant en norme, en chiffres, en chimie – qui s’acharne à confondre la Vie et le support physique de sa manifestation, qui ne retient de tout un poème que la composition chimique du papier sur lequel il se trouve imprimé. Dans une longue interview du Monde, un chercheur célèbre coupe court à la question, peut-être trop métaphysique à son goût, du journaliste : « Et le sens de l’esthétique a-t-il son siège dans le cerveau ? » « J’ai déjà évoqué plus haut l’interaction du lobe frontal et du système limbique ! » …
Il ne s’agit pas bien sûr d’entrer dans la déploration mais de réveiller nos mémoires profondes. Il n’est pas d’engagement possible en amour sans le respect des corps. Sans un saisissement devant l’énigme du corps – l’alambic de toute alchimie ! … (p. 50-51)
J'avais 20 ans, le 10 mai 1981, j'adhérais complètement à la mouvemence de mai 68. Nous sommes en mai 2011, j'ai 50ans et j'ai l'âge de la plupart des grands décideurs politiques dont je viens d'entendre le témoignage sur leur vécu du 10 mai 81.
Quel est le rapport avec le sujet?
Le rapport est direct: j'ai connu le début de la "libération" sexuelle, j'ai voté pour la première fois en mai 81, et je suis père d'ados et de jeunes adultes à qui j'ai inculqué mes valeurs de liberté, et enfin je suis de l'âge de ceux qui prennent les décisions politiques telles que le PASS CONTRACEPTION.
Après avoir vécu le drame d'un suicide de jeune dans ma famille, j'ai eu la révélation que Jésus était le chemin, la vérité, la vie. Et pourtant l'évangile et les valeurs d'amour, de respect, de confiance restent inaudibles pour la grande majorité des ados qui sont dans la recherche du plaisir immédiat dans un contexte de permissivité sexuelle et de crise mondiale.
Nous en voyons actuellement tous les dégats, nous ne pouvons faire immédiatement machine arrière tant que les décideurs seront dans le "principe de réalité".
Il nous reste à témoigner de notre vie de foi sans chercher à convaincre. Comme disait Sainte Bernadette: "Je ne suis pas chargé de vous convaincre, je suis chargé de vous le dire".
Le discours moralisateur fait fuir les jeunes, et encore plus le fait de vouloir leur tracer un chemin.
La seule voie à mon sens est celle de la CONFIANCE: le "N'AYEZ PAS PEUR!" de Jean-Paul II.
Or pour que ce message passe, il faut que nous même ayons une confiance absolue en Jésus-Christ, une confiance qui repose sur la Foi, l'Amour et l'Espérance.
Cependant, il faut avoir à l'esprit plusieurs choses, la contraception est un moyen confortable au fond pour agir de manière irresponsable en matière de sexualité. La sexualité est séparée alors de l'amour, du mariage et de sa fin première la procréation.
Et c'est là le réel problème. Fi dès lors de la chasteté et même de la fidélité, la contraception permet tout ( avec d'ailleurs une efficacité de plus en plus mise en cause). Que les établissements non confessionnels n'appliquent pas la doctrine sociale de l'Eglise et au fond l'enseignement d'amour et de Vérité, cela ne m'étonne guère, mais que des établissements catholiques, si tant est qu'on puisse encore considérer certains comme tel, proposent ce genre de moyens contraires à la Sagesse de Dieu me parait choquant et pire cause de scandale.
Sur la question de la contraception dans le mariage. Je rappelle que les 4 piliers du mariage sont: la fécondité, l'indissolubilité, la fidélité et la liberté. Or, la contraception quelle qu'elle soit ( Humane vitae) est un obstacle à la fin première du mariage la procréation et c'est en cela qu'elle est condamnée par l'Eglise. Je crois dès lors que ces choses doivent être rappelées aux couples qui fréquentent les CPM. En effet, la beauté, la Vérité et le Bien ne sont pas réservés à quelques uns. L'exigence de l'engagement lui donne tout son sens. Ce n'est pas être identitaire c'est être fidèle à l'Enseignement de L'Eglise et donc du Christ, source de toutes grâces. Il faut que les personnes qui désirent le Sacrement de Mariage soient mises en mesure d'en connaître la portée et soient capables de comprendre l'importance fondamentale qu'il revêt dans nos vies.
Je me marie personnellement dans moins de 3 semaines et j'ai eu la joie avec ma fiancée d'être préparés aux fiançailles et au mariage par un prêtre qui n'a pas eu peur de rappeler cela aux pratiquants que nous étions et sommes pourtant. Je reconnais que nous n'avons pas participé au CPM, mais je n'exclue pas la possibilité un jour de proposer de faire partager ce chemin magnifique des fiançailles et du mariage à d'autres.
Je souscris aux propos de Guy Legrand (commentaire n°7). Il s'agit bien de deux contextes et de deux approches qui sont complémentaires et non exclusifs. Pour illustrer mon soutien, je m'appuie sur mon expérience qui est triple. Je suis retraité de l'éducation nationale depuis septembre 2009. Durant 15 ans, j'ai été inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional en sciences de la vie et de la terre. A ce titre, j'étais chargé, dans l'Académie de Nantes, de participer à la mise en oeuvre des différentes circulaires, notamment celle de 2003 évoquée par Jean Eudes Tesson. Dans les collèges (je rappelle que dans les Pays de la Loire, il y a 242 collèges publics et 169 collèges privés), les situations sont fort contrastées, entre les collèges où il n'est pas fait grand chose en la matière et d'autres établissements où une véritable politique d'accompagnement des adolescents est mise en oeuvre par l''équipe éducative. Il y a l'idéal visé et la réalité : les deux sont parfois très éloignés. L'éducation nationale s'adresse à tous sans distinction, croyants ou non-croyants. Depuis ma retraite, je suis délégué adjoint à la Pastorale Familiale de mon diocèse. Je suis bien d'accord pour dire qu'une approche trop "biologique" (je préfère à hygiéniste) est insuffisante et que nous devons éveiller les jeunes à une relation qui puisse les faire grandir dans la totalité et le respect de leur personne. Comme diacre (depuis 2001), j'accompagne aussi des jeunes couples vers leur mariage, une relation qu'ils veulent construire dans la durée. A leur contact, je me dis que notre discours, s'il est trop identitaire, ne sera pas audible. Alors, est-ce efficace ?
Michel Guillier, Vendée
M. Tesson, je ne pense pas qu'il faille en passer par ce pass.
Les catholiques doivent s'opposer de toutes leurs forces à ce pass qui utilisent leurs impôts pour promouvoir des comportements et des pratiques contraires à l'éthique et à la beauté de l'amour humain (comme l'a rappelé le bienheureux JPII).
http://www.perepiscopus.org/culture...
Intervention fondamentale de Son Exc. Mgr Nicolas Brouwet, Evêque auxiliaire de Nanterre et de François de Chaillé, délégué diocésain à l'enseignement catholique
Votre commentaire, Guy Legrand, m'a fait réfléchir, je vous rejoins assez, dans ce que je perçois autour de moi chez les parents d'élèves : peu de démissions, mais un réel désir de trouver comment aider nos jeunes à vivre ce passage de l'adolescence qui inclut l'intégration de la sexualité. Les institutions dans les collèges cherchent à soutenir les parents (par ex récemment nous était proposé un débat bien préparé et animé sur l'alcool dans les fêtes des ados), sans se substituer à eux. j'aime assez votre interpellation sur le rique de "concurrence" entre l'Etat et les chrétiens dans le domaine des valeurs : ce qui est à évangéliser est au-dedans de nous et n'est pas qu'à l'extérieur. Il nous reste à éduquer à la responsabilité : là, l'écoute et le dialogue restent des moyens irremplaçables, d'après moi, et qui exigent du temps ...
Bonsoir,
Il faut promouvoir, pour toute personne, et pas seulement pour les jeunes, le recours au "pass" Maîtrise de Soi - Respect d'autrui.
Cela ne coûte pas d'argent, ni avant, ni après, et c'est libérateur, mais responsabilisant ; efficacité et opportunité garanties, d'autant plus que c'est valable pour les garçons et pour les filles, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux, les pauvres et les riches, les gouvernés et les gouvernants.
Ce "pass" intrapersonnel et interpersonnel, fondamental et universel, porte un nom : c'est l'Evangile.
Que l'Eglise, que les évêques, promeuvent ce "pass", le fassent connaître, le préconisent, le recommandent, aux catholiques et aux non catholiques.
En particulier, qu'ils en précisent ou en rappellent, d'une manière explicite, y compris à l'extérieur de l'Eglise, toute la radicalité, toute la spécificité, mais aussi tout le potentiel de bonne cohabitation et de saine réconciliation, en chacun de nous, entre le corps et l'esprit, et autour de nous, entre les garçons et les filles, les hommes et les femmes, etc.
C'est ce "pass" qui précise ou rappelle qu'au-dessus du plaisir, il y a place pour le bonheur, qu'au-dessus du bonheur, il y a place pour la joie, qu'au-dessus de la joie, il y a place pour le salut, pour le salut en Jésus-Christ.
C'est le "pass" de l'Evangile de la vie dans l'Esprit, la bonne nouvelle de la subordination, libératrice et responsabilisante, de notre animalité à notre spiritualité, la bonne nouvelle, non du plaisir que l'on prend, mais de la joie que l'on donne.
Seulement voilà : c'est un "pass" vraiment gratuit, mais vraiment exigeant, tandis que l'autre "pass", dont il est question ici, est à la fois faussement gratuit et faussement indulgent.
Que les adultes, en particulier, n'hésitent pas à promouvoir ce "pass" Maîtrise de Soi - Respect d'Autrui ; quelle idée des jeunes nous faisons-nous, quelle vision des jeunes avons-nous, si nous ne sommes plus capables, ni peut-être, désireux, de les encourager à recourir à ce "pass", qui nécessite, certainement, bien des renoncements, bien des sacrifices, mais qui est aussi édificateur des coeurs et des moeurs ?
Certes, personne n'a jamais dit qu'il était facile, tous les jours, d'y recourir : ce qui importe, en effet, ce n'est pas de n'être jamais confronté à des tentations, c'est de trouver la force et la grâce d'y résister, de les surmonter, en recourant à ce "pass".
C'est ce "pass" qui donne à la fois le sens du respect de la loi divine et le sens du respect de la personne humaine, dans l'humilité et l'Espérance, et non dans la sensualité et la désespérance.
Bonne soirée.
A Z
Ce n'est pas mieux que rien, c'est pire que tout.Il n'est absolument pas recevable d'accepter que l'on se substitue aux parents pour éduquer dans un sens qui n'est peut être pas celui qu'ils désirent.
De plus, pour l'accepter, vous partez du constat d'une augmentation d'IVG chez les jeunes. cela est vrai mais c'est la cause racine qu'il faut soigner et non pas les effets. Peut être devrions nous nous poser cette question : "n'est ce pas cette banalisation de l'acte sexuel, cette absence de risque ou plutôt cette impression d'absence de risque qui multiplie ces actes.
De plus, en enlevant au parent toute sensation de responsabilité et en leur montrant qu'ils n'ont plus la possibilité d'éduquer, penser vous que cela les amènera à s'améliorer. C'est bien par des réponses techniques sans aucune humanité que nous montrons à nos enfants une vie sans amour. Cela nous donne alors tous ces jeunes "paumés" qui errent dans nos villes. Il est tout de même étonnant de voir sur un site qui devrait se baser sur l'enseignement du Christ de lire de tels commentaires qui montrent un tel manque de confiance dans la capacité de nos enfants à comprendre l'importance de la relation amoureuse et non pas seulement sexuelle. Je vous incite à lire le courrier de Mgr Brouwet que vous trouverez facilement en cherchant les mots "brouwet" et "contraception"
L'heure n'est plus à rompre avec la morale religieuse, pour une éthique individualiste !!!!
MAI 68 l'individualisme , chacun pour soi, l'unisexe , liberté sexuelle, l'union libre ou le
mariage entre personnes de même sexe, nous a conduit à la crise financière ou
DIEU c'est l'argent , la corruption, tous les moyens sont permis.......!
ça ne marche pas ,
et l'espérance est dans MAI 2011 ?
On a chassé DIEU ? on a été au bord de la catastrophe, avec la crise financière, les scandales
les inégalités, les écarts de vie entre les pays riches et les pays pauvres,les révoltes des jeunes d'Afrique du Nord
du bassin méditerranéen
il faut faire du JEAN – PAUL II; évangéliser les jeunes sur la famille, la solidarité, le respect de la vie,
on l'a vu avec les JMJ ? le succès auprès des jeunes.
Ils seront 2 millions à Madrid ce 15 août à répondre à l'appel de BENOÎT XVI pour défendre
nos racines chrétiennes
l'heure est au changement , à un retour à DIEU?
Les jeunes aspirent à des valeurs de la famille, de la vie
ils sont généreux, ils veulent le changement
il n'est pas dans les préservatifs !
l'enseignement doit nous élever, nous porter à l'effort et
à construire la civilisation de l' AMOUR
Je comprends toujours assez mal lorsqu'il s'agit de commenter les actions de l'Etat en matière d'éducation en général et de vie affective et sexuelle en particulier l'amalgame, pas toujours intellectuellement honnête, qui consiste à mettre sur le même plan l' éducation qui relève en premier lieu de la famille et le filet de sécurité que l'Etat est contraint de mettre en place lorsque la première a échoué . Evidemment le pass contraception relève de la deuxième catégorie. Dans nos démocraties l'Etat n'a pas a se substituer aux parents , à la famille ou à la communauté de vie, et d'ailleurs il ne le fait pas. Il peut intervenir de manière complémentaire sur un socle de valeur partagée cela s'appelle la morale républicaine qui constitue la base de notre vivre ensemble. La France n'est pas une juxtaposition de communautés qu'il s'agit de faire cohabiter sans heurt mais une communauté de destin fondée sur les valeurs de liberté , d'égalité et de fraternité. Mais l'Etat a aussi un deuxième rôle qui est celui sinon de réparer mais au moins de limiter les dégats lorsque la communauté éducative n'a pu pour diverses raisons remplir correctement son rôle. Mélanger sciemment ces deux fonctions de l'Etat en présupposant que le pass contraception va s'opposer ou se subtituer à l'action des familles c'est soit manquer de confiance dans la capacité des familles à inculquer leurs valeurs, soit remettre en cause le pacte républicain et la fonction de dernier recours qu'il est seul à même de remplir, la charité privée s'étant révélée sur ce plan très déficiente. Il serait dommage que nous , chrétiens catholique par réflexe identitaire généré par la peur, faisions comme si nous étions en concurrence avec l'Etat dans le domaine des valeurs . N'importe quel observateur honnête sait que ce n'est pas vrai. Alors pourquoi faire semblant ?
Vous abordez aujourd'hui le " pass contraception". Je m'en réjouis, car lorsque j'ai vu ce professeur venir l'autre jour, au journal de 20 heures, nous vanter les avantages de cette nouvelle formule, j'en ai eu les cheveux dressés sur la tête: encore un "savant" professeur qui vient nous vendre sa "marchandise"... Une étrange impression m'a prise, un sentiment de révolte aussi: et voilà où nous en sommes toujours en 2011... Combien de temps encore allons-nous accepter que des hommes (ou des femmes) nous interdisent de nous en prendre à la soi-disant liberté sexuelle au nom du droit de tout un chacun à disposer de son corps? Le discours s'adressant maintenant même aux toutes jeunes filles! C'est une vieille rengaine que l'on aime à nous ressortir de temps en temps, comme une petite piqûre de rappel: "Jeunes filles, jeunes femmes, prenez de cette pilule et vous vous sentirez plus libres, plus belles, vous ferez moins de bêtises, etc...". Nous avons fini par connaître cette rengaine que nous rabâchent à souhait et si volontiers certains membres de l'intelligentsia depuis des décennies... Mais nous ne sommes pas dupes; n'en avons-nous pas assez de ces pontes de la medecine venant comme si de rien n'était nous dire ce qu'il faut faire de nos vies, sans pour autant nous inviter à la moindre réflexion morale sur les conséquences de nos actes. Pire, aujourd'hui les parents ne sembleraient même plus à la hauteur, mieux vaudrait en fait ne pas avoir à leur demander conseil... Allons... ce pass contraception, vendu par la medecine, me semble être une grave erreur: les jeunes ont besoin d'être guidés et éduqués par des parents sages et responsables, et non pas manipulés par ces serviteurs de l'industrie pharmaceutique ou autre. Mon commentaire est assez long, je reviendrai avec un très beau passage trouvé ce matin dans un de mes livres.
il est vrai que cela est déjà mieux que rien...pour ce qui est de la responsabilisation de la vie sexuelle de nos jeunes dans leur vie, il y va d'un engagement qui fait remonter toutes les valeurs de la vie: autant et pas seulement du plaisir de la rencontre mais , ô combien de ce qui nous motive dans la vie:aspirations de notre réalisation professionnelle, notre travail ,pas toujours en accord avec cette dernière,notre besoin d'indépendance responsable etc....
la vie sexuelle nous touche dans d'innombrables domaines et il convient dans une éducation épanouie de veiller à tout cela; la société pourrait elle se poser les bonnes questions en regard du travail des jeunes? petits boulots valorisants quels qu'ils soient car ils procurent fierté au jeune de se savoir utile donc responsable.... etc... accès à un logement à prix raisonnable?
je suis maman de cinq enfants et j'enseigne en conservatoire de musique.